mardi 6 novembre 2012
« LES SEMEURS DE LA DISCORDE »
jeudi 1 novembre 2012
« Mort de Zyed et Bouna » . La Cour de cassation annule le non- lieu des policiers .
dimanche 19 août 2012
NOUVELLE EDITION
« L’APRÈS OCTOBRE NOIR OU LA DÉCENNIE NOIRE EN ALGÉRIE – 1988/1998» de : M.L.ATHMANI est enfin édité par : ÉDILIVRE.
Que l’éditeur : F.GUILMOTO soit vivement remercié pour ce geste si significatif et si encourageant pour les poètes et la poésie engagée que d’aucuns boudent. Le poète, nouvelliste et romancier : M.L.ATHMANI nous fait entendre, justement, et à juste raison : « S’il existe encore quelques rares poètes capables de s’engager entièrement, afin de dénoncer tout ce qu’endure l’homme, il existe par contre, des milliers d’individus qui font tout pour les faire taire.
Ces mêmes individus ne savent, certainement, pas qu’ils tuent, en eux-mêmes, ce qu’il y a de plus humain.
Ils ignorent aussi que ces poètes muselés ne font, dans le fond qu’essayer de les élever, eux, qui deviennent leurs véritables « museleurs » acharnés, au rang des hommes.
Car, que défend, au fait, le poète, si ce n’est pas l’être humain ? Mais, heureusement qu’il y a toujours, au moment où l’on croit que tout est perdu, des âmes si aimantes, si charitables et dignes d’être qui vous tendent leurs deux mains pour sauver ce qui reste en nous d’humain. »
LEMILITANTSANSFRONTIERES.
Extrait P.81. « L’INFERNAL RAPPEL »
Mon pays est en flammes
Et ses flambeurs sont mes frères
Les enfants de ma Mère
Oui, les enfants de ma Mère !
Débordant de rancœur
Je vous en conjure, ô mon Dieu,
Qui êtes si haut dans les cieux
De me dire ce que je dois faire !
Meurtrie est mon âme
J’ai sassé et ressassé
À travers notre présent et notre passé
Et je crois avoir deviné
Ce qui s’est un jour passé
Croyant que tout était enterré
Voilà que tout est déterré
Œil pour œil, dent pour dent
Entre le passé et le présent.
Extrait :P.85 et 86
« TAHAR DJAOUT »
Le 26 mai 1993, Tahar Djaout est victime d’un attentat, un
mystérieux commando lui tire deux balles dans la tête devant ses
deux filles.
Tu es la pureté, tu es la poésie, tu es mon histoire, tu es le nouvelliste, tu es le romancier, tu es le journaliste, tu es celui qui a dénoncé ce qu’il fallait dénoncer sans égard aucun pour tous ceux qui se croyaient intouchables, tu es la plume acérée et vitriolée au service du bien à l’encontre du mal, tu es celui que tout algérien regrette et lever ainsi de la mort l’étendard.
Avant qu’il ne fût trop tard, à travers toi, ils ont voulu tout tuer en nous, ô mon frère que je n’ai pu voir !
Honte à ceux qui ont osé intenter à la vie d’un être qui n’a jamais cessé de militer pour une société dont ils sont eux-mêmes issus.
Aveuglés par leur haine contre tous nos repères contre tous nos symboles.
Renégats véritables, ils le sont, ils ne valent même pas une obole.
DJAOUT est toujours parmi nous, il ne nous a pas quittés, il est même chez chacun de nous, il nous entretient souvent et rit, jamais il n’a été aussi près, il est dans notre pensée comme il l’est, en lettres d’or, dans nos écrits, amoureux de l’Algérie profonde dont il sut découvrir et transmettre la beauté, DJAOUT à toujours défendu la liberté.
Ouvrant la porte de sa demeure, ses bras ainsi que son cœur à tous ses amis.
DJAOUT n’avait jamais failli.
Unanimement, nous condamnons, et Dieu bien avant nous tous ceux qui s’arrogeraient le droit de vie ou de mort car, par avance, ils sont dans le tort, et si jamais ils feraient disparaître tous nos frêles corps, nos mots ainsi que la mémoire du peuple algérien demeureront à jamais les plus forts.
TAHAR DJAOUT Mon frère
Mon Ami
Au moment même où j’écris
Je te regarde
À travers les lunettes tu me vois
Et me souris
Tu es en vie.
26/05/93
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Le 02/06/1993, il succombe.
Une formule célèbre de TAHAR DJAOUT :
« Si tu dis tu meurs, si tu ne dis pas tu meurs, alors dis et meurs ».
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lundi 2 avril 2012
"POUR NE POINT OUBLIER l'émir ABD-EL-KADER"

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Voilà déjà 50ans ... la guerre d'Algérie.
On ne doit jamais oublier les GRANDS, entre autres : l’émir Abd-El-Kader.
"Et lorsque les GRANDS nous entretiennent sur les GRANDS"
Nous obtenons l'un des témoignages des plus édifiants,l’un des témoignages des Plus
GRANDS. = =================================
« Orientale » : « Poème » de : Victor HUGO en l’honneur de l’émir :Abd El Kader.
Extrait du Recueil : « Les Châtiments »
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Lorsque Abd-el-Kader dans sa geôle
Vit entrer l’homme aux yeux étroits
Que l’histoire appelle – ce drôle, -
Et Troplong – Napoléon trois ; -
Qu’il vit venir, de sa croisée,
Suivi du troupeau qui le sert,
L’homme louche de l’Elysée,
Lui, l’homme fauve du désert ;
Lui, le sultan né sous les palmes,
Le compagnon des lions roux,
Le hadji farouche aux yeux calmes,
L’émir pensif, féroce et doux ;
Lui, sombre et fatal personnage
Qui, spectre pâle au blanc burnous,
Bondissait, ivre de carnage,
Puis tombait dans l’ombre à genoux ;
Qui, de sa tente ouvrant les toiles,
Et priant au bord du chemin,
Tranquille, montrait aux étoiles
Ses mains teintes de sang humain ;
Qui donnait à boire aux épées,
Et qui, rêveur mystérieux,
Assis sur des têtes coupées,
Contemplait la beauté des cieux ;
Voyant ce regard fourbe et traître,
Ce front bas, de honte obscurci,
Lui, le beau soldat, le beau prêtre,
Il dit : Quel est cet homme-ci ?
Devant ce vil masque à moustaches,
Il hésita ; mais on lui dit :
« Regarde, émir, passer les haches !
Cet homme, c’est César bandit. »
« Ecoute ces plaintes amères
Et cette clameur qui grandit.
Cet homme est maudit par les mères,
Par les femmes il est maudit ;
« Il les fait veuves, Il les navre
Il prit la France et la tua,
Il ronge à présent son cadavre. »
Alors le hadji salua.
Mais au fond toutes ses pensées
Méprisaient le sanglant gredin
Le tigre aux narines froncées
Flairait ce loup avec dédain.
20 novembre. Jersey.
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